Les ulcères gastriques ne touchent pas seulement les chevaux de sport de haut niveau. Les chevaux de loisir et même les poulains peuvent aussi en souffrir. Une bonne gestion permet de faire beaucoup pour les prévenir. Dans cet article, nous vous parlons des ulcères gastriques chez le cheval, et nous vous donnons 5 conseils pour les éviter. Car mieux vaut prévenir que guérir.
Les ulcères gastriques sont de petites plaies douloureuses sur la paroi de l’estomac. On ne les voit que lors d’une gastroscopie, mais leur présence se reflète souvent dans le comportement de votre cheval. Les études montrent que la gravité des ulcères n’est pas forcément liée à la gravité des symptômes. Cela varie d’un cheval à l’autre.
La partie inférieure de l’estomac produit de l’acide gastrique en permanence. Quand l’estomac ne contient pas assez de fibres, ou lors d’un effort intense à jeun, l’acide peut irriter la paroi sensible de l’estomac et provoquer des ulcères. Les signes cliniques sont souvent discrets : perte d’appétit, agitation au sanglage, bâillements ou grincements de dents plus fréquents, ou comportement évoquant des coliques. Les poulains peuvent présenter des symptômes très vagues, comme se rouler ou rester couchés longtemps.
Connaissez-vous bien votre cheval ?
Si vous êtes chaque jour auprès de votre cheval, vous connaissez ses habitudes et son comportement. Chez les chevaux sensibles aux ulcères, les signes cliniques peuvent s’installer sans qu’on les remarque. Votre cheval peut peu à peu perdre l’appétit, avoir le poil terne, grincer des dents, bâiller ou être moins performant. Ou vous sentez simplement que quelque chose ne va pas ? Son comportement est-il normal ? Un cheval qui mord la porte quand on le selle, parce qu’il l’a toujours fait, essaie de vous dire quelque chose. Il se peut que votre cheval souffre d’ulcères gastriques.
La prévention avant tout
Pour traiter cette affection, il faut d’abord un diagnostic, et c’est là que votre vétérinaire intervient. Un ulcère gastrique ne peut être diagnostiqué que par gastroscopie. Non traités, les ulcères peuvent entraîner une perte de poids, des troubles digestifs et une baisse du bien-être et des performances de votre cheval. Bien sûr, si des ulcères sont diagnostiqués, un traitement est nécessaire pour retrouver une santé optimale. Mais encore mieux : une bonne gestion permet de prévenir les ulcères.
Une gestion alimentaire adaptée est essentielle pour prévenir les ulcères. L’estomac a besoin d’acide pour bien digérer. Veillez à ce que la ration de votre cheval contienne suffisamment de fourrage. Plus le cheval mâche, plus il produit de salive. Cette salive neutralise l’acide et aide ainsi à prévenir les ulcères. Les fibres sont la réponse, une fois de plus !
Le bon timing
Le moment de l’entraînement peut aider à prévenir les ulcères ! Le saviez-vous ? L’acidité de l’estomac est la plus élevée le matin, car la nuit, les chevaux mangent naturellement moins. Il vaut donc mieux entraîner un cheval sujet aux ulcères quand il a déjà mangé suffisamment de fourrage. Un programme d’entraînement équilibré est également très important. Lors d’un effort intense, l’acide gastrique remonte plus facilement et irrite la paroi de l’estomac. Pour limiter cet impact, prévoyez suffisamment de jours de repos. Pas seulement pour la récupération musculaire, mais aussi pour mettre l’estomac au repos et prévenir les ulcères.
Mieux vaut prévenir que guérir : 5 conseils pour éviter les ulcères
- Donnez accès au fourrage, idéalement toute la journée
- Répartissez la ration en plusieurs petits repas par jour
- Entraînez votre cheval après qu’il a mangé du fourrage
- Prévoyez des jours de repos après des périodes de travail intense
- Évitez le stress : une routine rend votre cheval heureux !
De petits changements peuvent donner de grands résultats. Besoin d’un conseil personnalisé sur l’alimentation de votre cheval ? Appelez le 0032 92202525 (CET) ou consultez mycavalor.com.
À retenir : vous pensez que votre cheval a des ulcères ? Demandez toujours à votre vétérinaire de poser le bon diagnostic !